
Il est bo mon buro
Depuis 2019, l’opération Il est bo mon buro offre l’opportunité aux étudiants de rencontrer un diplômé sur son lieu d’activité. Ces rencontres permettent aux étudiants de se rendre compte de manière concrète du quotidien des professionnels et de l’environnement dans lequel ils évoluent.

Mon buro de conservatrice des bibliothèques au Département du Dépôt Légal de la BnF
Anahi H et Soline D. ont rencontré Nola N’Diaye (TNAH 2016), conservatrice des bibliothèques au Département du Dépôt Légal de la BnF, chargée de mission informatique et du numérique.
« Nola a pu nous préciser à quel point la mission de chargée de mission informatique et numérique était importante pour le bon fonctionnement du Dépôt Légal. Elle y exerce une mission transverse, lui demandant de connaître les fonctionnalités des différents outils informatiques de l’ensemble du département du dépôt légal afin de permettre le maintien en conditions opérationnelles et de suivre les différents projets de mis à jour. Elle participe, également, à certains projets numériques et informatiques transverses de la BnF, comme le changement du nouvel outil de catalogage. Cette rencontre a donc été une très belle opportunité de découvrir un univers jusqu’ici inconnu et très intéressant, auquel nous serons sans doute un jour confrontées.
Faire la rencontre d’une ancienne étudiante du master TNAH, aujourd’hui en poste et sur le marché du travail était une opportunité extraordinaire ! Nola a pu nous faire partager son parcours, mais aussi ses doutes et ses difficultés. »
« Cette rencontre nous permet d’appréhender le parcours de master avec plus de confiance. Nous avons été rassurées sur les opportunités professionnelles qui nous attendent.»
— Soline D., étudiante participant à l’opération
Mon buro de cheffe de projet à l’Observatoire de Paris.
Pauline C. et Axelle L. ont rencontré Ségolène Albouy (TNAH 2019), cheffe de projet au sein du projet DISHAS de l’Observatoire de Paris.
« Ségolène est cheffe de projet et anime l’équipe ALFA, composée de quatre personnes chargées du traitement des manuscrits d’astronomie latine du XIIIe au XVe siècle.
Les missions de Ségolène en tant que cheffe de projet embrassent le spectre du pilotage de projet numérique au sein d’un organisme de recherche : responsabilités managériales, missions de coordination et de développement, veille et information comprenant l’organisation de séminaires auprès des chercheurs, afin de les familiariser avec les outils mis en place, etc. Nous avons pu entrevoir avec davantage de finesse et de pragmatisme les enjeux des liens entre les humanités numériques et les chercheurs. Notre compréhension des modalités de pilotage d’un projet de recherche, de sa genèse à sa mise en accès en passant par son évolution dans le temps, s’en est trouvée enrichie. »

« Nous avons été ravies de pouvoir rencontrer une professionnelle de manière plus informelle au sein de l’opération IlEstBoMonBuro que propose l’ADEMEC.»
— Axelle L., étudiante participant à l’opération

Mon buro de consultante en gouvernance de l’information.
Victor M. a rencontré Cécile Cabantous (TNAH 2011), consultante chez Magellan.
« Il était évident qu’une pandémie ou autre crise internationale n’allait pas arrêter l’opération #IlEstBôMonBurô. C’est donc à distance que nous avons pu échanger avec Cécile qui travaille aujourd’hui dans le conseil, le secteur privé étant un choix de carrière minoritaire pour les anciens du TNAH. Après une première expérience dans la Fonction publique, Cécile a décidé de se tourner vers le privé et les cabinets de conseil. La « marque » École des Chartes peut aussi être reconnue dans le privé, par exemple dans le secteur de l’archivage et de la gestion électronique de documents. Le conseil permet de se faire beaucoup d’expérience en peu de temps et est adapté aux débuts de carrière. Cette profession nécessite des qualités d’adaptation. L’échange avec Cécile m’a permis de mieux connaître le milieu des cabinets de conseil dont je n’avais qu’une idée vague. Un consultant enchaîne souvent des missions variées allant de la gestion de données de santé à la mise en place d’un système d’information concernant la maintenance des essieux des trains de la SNCF ! L’entretien m’a offert une nouvelle vision sur les débouchés dans le privé de la formation. Ce secteur est en effet, pour des raisons historiques, moins mis en avant par l’École. L’ouverture vers le privé caractérisera certainement l’évolution de la formation dans les années à venir.
« L’opération #ilEstBoMonBuro m’a permis d’affiner ma vision des débouchés du Master TNAH et mon projet professionnel.»
— Victor M., étudiant participant à l’opération
Mon buro d’ingénieure de la donnée chez Atos pour l’INA
Edward G. et Paul R ont rencontré Lauryne Lemosquet (TNAH 2019), consultante chez Atos et en mission pour l’INA.
« Lauryne, une des rares anciennes du master à être employée dans le secteur privé, commence par nous présenter Atos, société pour laquelle elle travaille. Elle y travaille en tant qu’ingénieure de la donnée pour le projet « Lac de données » de l’INA. L’ingénierie de la donnée s’attache à la maîtrise des flux de données. À la croisée du data analyst et du développeur, l’ingénieur de la donnée connaît suffisamment les données sur lesquelles il agit pour pouvoir donner des solutions au développement de l’application. La mission fondamentale de Lauryne est donc de comprendre les spécificités dites « métier » du client pour aider à la réalisation de son projet.
Lauryne nous explique comment la connaissance fine qu’elle a pu acquérir des données de l’INA lui sert au quotidien pour détecter au plus vite les éventuels problèmes d’intégration. Si elle est une des rares au sein de ses collègues à en pas avoir fait une école d’ingénieur, Lauryne nous raconte comment elle a su convaincre ses futurs employeurs à son entretien d’embauche : la logique n’est pas réservée aux disciplines mathématiques, car les disciplines littéraires ou propres aux sciences humaines nous apprennent aussi à réfléchir autour de problématiques en exposant un raisonnement cohérent.
Finalement, cette rencontre fut particulièrement enrichissante car elle nous a montré les besoins divers et nombreux autour de la gestion des données, que ce soit dans le secteur privé ou public, le domaine patrimonial ou non. Notre formation n’en ressort que plus utile et riche en perspectives.

« Ce qui fut peut-être le plus marquant dans cet entretien passionnant, c’est de comprendre comment des profils atypiques comme les nôtres, avec un pied dans les humanités, un autre dans le numérique, peuvent devenir des atouts dans le domaine de la gestion des données.»
— Edward G., étudiant participant à l’opération
